Tout sauf santé

On Thursday, November 20, 2025, a citizens’ meeting organized by the Tout sauf santé coalition (“It’s about anything but health”) was held in the hall of the Écomusée du Fier Monde in Montréal. A group of members of the Conseil provincial des affaires sociales participated in this lively evening hosted by Christian Vanasse, a member of the “zapartistes” comedian group, who discussed the effects of privatization on health and social services. Many attendees took the opportunity to speak, share their experiences, and express their views on the subject. This citizen initiative showed that many of us are concerned about the deterioration of our public services. Several speakers pointed out that working conditions in the system are directly linked to the conditions under which care and services are provided, and that it is high time to improve them. It also emerged from these discussions that citizens must regain control over the administration of health and social services, that politicians must be accountable, and that they must stop shirking their responsibilities by creating government agencies such as Santé Québec. If you haven’t already done so, you are invited to sign the declaration and share it with as many people as possible: Déclaration commune citoyenne: Le privé, tout sauf santé Patrick Hallé
Tout sauf santé

Le jeudi 20 novembre 2025 se tenait, à la salle de l’écomusée du Fier Monde à Montréal, une assemblée citoyenne organisée par la coalition Tout sauf santé. Des membres du Conseil provincial des affaires sociales ont participé à cette soirée animée avec fougue par le Zapartiste Christian Vanasse, qui a abordé les effets de la privatisation sur les soins de santé et les services sociaux. Les nombreux participants ont pu prendre la parole, raconter leurs expériences et s’exprimer sur le sujet. Cette initiative citoyenne a permis de constater que nous sommes nombreux à être préoccupés par la détérioration de nos services publics. Plusieurs intervenants ont rappelé que les conditions de travail dans le réseau sont directement liées aux conditions dans lesquelles les soins et les services sont offerts, et qu’il est grand temps de les mettre à niveau. Il est également ressorti de ces échanges que les citoyens doivent reprendre le pouvoir sur l’administration des soins de santé et des services sociaux, que les politiciens doivent être imputables et qu’ils doivent cesser de se décharger de leurs responsabilités en créant des agences gouvernementales comme Santé Québec. Si ce n’est pas déjà fait, vous êtes invités à signer la déclaration et à la partager au plus grand nombre : Déclaration commune citoyenne: Le privé, tout sauf santé Patrick Hallé
Les petites chroniques du 34e congrès de la FTQ à Québec – JOUR 1

24 novembre — Ouverture du congrès sous le thème :Bâtissons l’avenir, imposons le changement Voici un extrait de l’ouverture : « Dans un monde du travail en mutation, où plusieurs de nos membres peinent à se loger adéquatement, à payer leur panier d’épicerie et où l’accès à des services publics de qualité relève de plus en plus du hasard, notre filet social s’effrite. Pendant ce temps, la droite gagne du terrain et les syndicalistes deviennent les boucs émissaires de certains chroniqueurs et politiciens. Le taux de syndicalisation stagne, et il devient urgent de renverser la tendance. Il ne suffit plus de défendre nos acquis : nous devons imaginer de nouvelles façons de représenter celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans le mouvement syndical ou qui n’y ont jamais eu accès. Le choix du “nous” dans ce thème n’est pas anodin : il rappelle que c’est ensemble que nous avons bâti nos victoires, et que c’est encore ensemble que nous pourrons imposer le changement. » Ce n’est donc plus seulement une question de défendre nos acquis, mais aussi de rejoindre les jeunes qui ne se reconnaissent pas actuellement dans le mouvement syndical et qui seront les travailleurs de demain. Le congrès rassemble 842 délégués, dont 282 femmes, provenant de 247 sections locales, issus de 25 syndicats différents, ainsi que 48 observatrices et observateurs, pour un total de 1006 personnes présentes. C’est un congrès très vivant : nous avons eu la chance d’avoir une fanfare sur place et plusieurs vidéos très inspirantes. Magali a été très active au cours du dernier mandat, et il s’agit du dernier congrès pour Denis Bolduc qui prend sa retraite. Triste constat : depuis le dernier congrès (un peu moins de trois ans), 672 travailleuses et travailleurs sont morts au travail. La FTQ nous a aussi annoncé une excellente nouvelle : la création de la Fondation Cœur à l’ouvrage, une nouvelle fondation de la FTQ qui, avec fierté et solidarité, concentrera ses efforts sur trois axes :• Accès à l’emploi• Formation professionnelle• Lutte à la pauvreté Plusieurs résolutions ont été adoptées aujourd’hui (un résumé suivra dans les prochains jours). La journée se termine avec les élections par acclamation de Magali Picard au poste de présidente et d’Olivier Carrière au poste de secrétaire général. Sophie Bibeau
Marie-Eve Desormeaux, première femme élue secrétaire générale au Conseil provincial des affaires sociales

J’ai l’honneur de vous présenter Marie-Eve Desormeaux, une femme d’une simplicité charmante qui m’a inspiré un portrait intimiste. Originaire de Sainte-Anne-des-Plaines, elle a obtenu son diplôme du Cégep de Saint-Jérôme en 2003 en techniques d’éducation spécialisée. À seulement 21 ans, elle entre à l’Institut Pinel comme sociothérapeute, où elle poursuit sa carrière depuis maintenant 22 ans. Sur le plan syndical, Marie-Eve s’est d’abord impliquée de divers comités, notamment ceux des Jeunes et de la Mobilisation. Après avoir complété plusieurs formations syndicales, elle joint ensuite l’exécutif de son syndicat en 2015, à son retour de congé de maternité. Sa fille Lily-Rose, 11 ans, que plusieurs ont sûrement croisée lors de mobilisations syndicales, est son véritable rayon de soleil. Parmi ses grandes fiertés figurent les mobilisations menées à Pinel pour la sécurité des travailleurs. Ces actions, réalisées avec son équipe syndicale, ont rassemblé des centaines de militantes et militants de tous les horizons du SCFP, unis en soutien à leur cause. Marie-Eve, c’est avant tout une femme d’équipe. Elle se décrit comme « le fun », avec un petit côté coloré, authentique et profondément humain. Une « petite mère », comme on dit souvent, parce que sa priorité est simple : que les gens se sentent bien et qu’ils puissent exprimer librement leurs opinions autour d’elle. Lorsqu’on lui demande quelles sont les personnes les plus inspirantes dans sa vie, elle répond sans hésiter : ses parents. Son père, aujourd’hui retraité, a fait carrière comme gardien de prison au fédéral, une expérience qui lui a sans doute transmis le goût du milieu correctionnel. Sa mère, infirmière de profession et militante syndicale auprès des employés des écoles secondaires, lui a légué sa fibre syndicale. Marie-Eve mentionne aussi Magali Picard, qu’elle admire pour son assurance, son franc-parler et son parcours inspirant. Cette mère monoparentale se ressource en camping avec sa fille et leur chien-saucisse, Léon. L’une de ses grandes satisfactions est de démontrer à sa fille que rien n’est réservé aux hommes ou aux femmes : chacun a la capacité de tout accomplir. Lors de sa séparation, elle a dû laisser sa roulotte derrière elle. Mais le camping lui manquait trop : elle s’est donc procuré une nouvelle, et croyez-moi, plus personne ne reculera la roulotte à sa place maintenant! Pour elle, ce nouveau rôle de secrétaire générale du CPAS représente un nouvel élan, un défi qu’elle compte relever avec fierté et détermination. Reconnaissante envers les militantes et militants du CPAS pour leur confiance, elle témoigne aussi d’un grand respect pour Michel, son prédécesseur. Marie-Eve souhaite y apporter une touche de modernité, tout en restant profondément à l’écoute des sections locales et de leurs membres. Avant de conclure, elle adresse un message : Aux nouveaux militants : « Posez des questions, ne soyez pas gênés! C’est en apprenant et en osant qu’on trouve sa place. » Aux femmes : « Cessez d’écouter la petite voix fatigante. Foncez, faites-vous confiance et osez les postes d’importance. GO GO GO! » Enfin, un grand merci à toi, Marie-Eve, d’avoir permis, pour la première fois, la parité hommes-femmes au sein des rôles de leadership dans nos instances syndicales : FTQ : Magali et Denis CUPE : Mark et Candice SCFP Québec : Patrick et Fanny CPAS : Samuel et toi! Une première historique, faut-il le rappeler? Bonne chance dans tes nouvelles fonctions, Marie-Eve! Sophie Bibeau
Marie-Eve Desormeaux, first ever woman elected General Secretary of CPAS

I have the honor to introduce Marie-Eve Desormeaux, a woman with a charming simplicity revealing a warm approach in both personal and professional settings. Originally from Sainte-Anne-des-Plaines, she graduated from CEGEP Saint-Jérôme, in Special Ed, in 2003. At only 21, she joined the Pinel Institute in the capacity of socio-therapist and pursued her career there for 22 years. At the Union level, Marie-Eve was first involved in committees, Youth and Mobilization. She completed several union training courses, and joined her Union’s Executive in 2015, upon her return from parental leave. Her daughter, Lily-Rose, now 11, whom many have surely met during union mobilizations, is the apple of her eyes. Her greatest achievements are the mobilizations she led at Pinel for the safety of workers. These actions, carried out with her union team, brought together hundreds of CUPE activists from all walks of life, united in support for the cause. Marie-Eve is first and foremost a team player. She describes herself as « fun to be with », with a lively, authentic, and deep human side. Her priority is simple: she wants people to feel good about themselves and be able to freely express their opinions around her. When asked who had inspired her the most, she answered without hesitation: my parents. Her father, now retired, had a career as a federal prison guard, an experience that no doubt instilled in her a taste for the correctional environment. Her mother, a nurse, and a union activist, with high school employees, passed on her union spirit to her as well. Marie-Eve also mentioned Magali Picard, whom she admires for her confidence, her outspokenness, and her inspiring career. This single parent recharges her batteries on camping outings with her daughter and their dog, Léon. One of her great satisfactions is to show her daughter that nothing is labelled for men only or for women only: everyone has the ability to accomplish anything. When she separated, she had to leave her trailer behind. But she missed camping too much, so she got a new one, and believe me, the trailer is there to stay! For her, this new role of Secretary General for CPAS represents a new challenge that she intends to meet with pride and determination. She is grateful to the CPAS delegates for their trust, and has great respect for Michel, her predecessor. Marie-Eve wants to bring in a touch of newness, while remaining connected to Locals and their members. Before closing, she is sending the following message to the new activists: « Ask questions, don’t be shy! It is by learning and challenging that you will find your place. To women: « Listen to your inner voice. Go for it, trust yourself and do not be afraid to take on important positions. Dare! » Finally, a big thank you to you, Marie-Eve, for being the first to achieve gender parity in leadership roles in our union bodies: FTQ : Magali and Denis CUPE : Mark and Candice CUPE Québec : Patrick and Fanny CPAS : Samuel and you! A first, but not the last! Good luck in your new role, Marie-Eve! Sophie Bibeau
La place des femmes dans nos organisations syndicales. Questions/Réponses avec Fanny Demontigny – Présidente du Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-QC
PH- Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager dans le syndicalisme ? FD- Mon engagement dans le syndicalisme remonte à la grève de 2015. J’avais envie de participer activement aux luttes et de me battre pour de meilleures conditions de travail. Aussi, il y a une histoire plus personnelle derrière ça : mon grand-père est décédé d’une maladie en lien avec son travail ça m’a marquée et m’a fait comprendre à quel point la prévention en milieu de travail est essentielle. PH- Pensez-vous que les femmes sont bien représentées dans les instances décisionnelles des syndicats ? FD- Pas assez, même si ça évolue. On voit plus de femmes dans des postes de dirigeants syndicaux, mais il reste encore du chemin à faire pour une vraie équité. PH- Y a-t-il des barrières qui freinent l’accession des femmes à des postes de leadership au sein des syndicats ? FD- Oui, et souvent, c’est nous-mêmes qui nous mettons ces barrières. On a grandi avec l’idée qu’une femme doit être plus présente à la maison, qu’elle doit tout concilier. Il faut déconstruire ça et encourager les femmes à foncer, à prendre leur place dans les instances syndicales. PH- Avez-vous observé des différences dans la manière dont les femmes et les hommes exercent le leadership syndical ? FD- Oui. En général, les femmes favorisent un leadership plus posé, ce qui aide beaucoup à la communication avec les membres et avec l’équipe. PH- Quels sont les défis principaux auxquels les femmes syndicalistes sont confrontées aujourd’hui? FD- Il y a encore cette vieille perception que les dirigeants syndicaux sont des hommes. Se faire une place demande beaucoup d’efforts. Il y a aussi des préjugés sur notre capacité à diriger et à prendre des décisions. On doit être conscientes de ces obstacles et avancer ensemble. PH- Selon vous, les syndicats prennent-ils suffisamment en compte les enjeux touchant spécifiquement les femmes? FD- De plus en plus, oui. Aujourd’hui, dans les grèves, ce ne sont pas seulement les salaires qui posent un problème, mais aussi les conditions de travail et la conciliation travail-famille. Ce sont des enjeux qu’on entend davantage maintenant. PH- Quelles initiatives ou politiques devraient être mises en place pour encourager davantage de femmes à s’engager dans les syndicats? FD- Il faut de la formation, du soutien et surtout de l’ouverture d’esprit. Mais au-delà de ça, il faut que les femmes osent. Lever la main, s’impliquer, y aller avec confiance. PH- Avez-vous des exemples de mesures efficaces qui ont été adoptées pour promouvoir l’égalité des sexes dans votre syndicat? FD- Oui ! Les formations dédiées aux femmes dans le milieu syndical sont vraiment utiles. Elles permettent d’avoir des outils, de créer un réseau de soutien et de s’entourer d’autres femmes qui vivent la même réalité. Récemment la FTQ a organisé un évènement l’école féministe qui a permis à plusieurs femmes du SCFP-QC de créer des projets dans leur milieu syndical. Les projets sont présentement en création ou même déployés tel qu’à la section locale du 301 et au secteur des affaires sociales. PH- Quel conseil donneriez-vous à une femme qui hésite à s’engager dans une organisation syndicale? FD-Si tu as envie de le faire, fonces. N’attends pas que quelqu’un t’invite à la table. Prends ta place, fais entendre ta voix. Si tu crois en tes valeurs, tu trouveras ta place et tu feras une différence. PH- Comment voyez-vous l’évolution du rôle des femmes dans les syndicats au cours des prochaines années? FD- Je suis pleine d’espoir. On voit déjà plus de femmes s’impliquer et occuper des postes importants, que ce soit au CPAS ou au SCFP Québec. La tendance est là, et ça va continuer. PH- Pensez-vous que la présence des femmes dans le mouvement syndical contribue à un changement dans les priorités et les revendications? FD- Oui, sans aucun doute. Aujourd’hui, avec des femmes à la tête des organisations, on les met de l’avant avec force et le message est plus fort pour les droits des femmes. PH- Que faudrait-il encore améliorer pour atteindre une véritable égalité hommes-femmes dans le syndicalisme? FD- Un changement de culture. Il faut que toutes les organisations encouragent les femmes à s’impliquer et leur donnent un vrai soutien. Souvent, les femmes hésitent à lever la main par peur de ne pas être à la hauteur. Si on leur montre qu’on est là pour elles, elles prendront leur place. PH- Pensez-vous que les femmes syndicalistes reçoivent autant d’attention médiatique que leurs homologues masculins? FD- Tout dépend, mais parfois le jugement est présent quand elles prennent la parole avec force, elles sont souvent perçues comme trop émotives. Alors qu’un homme dans la même situation sera vu comme un leader revendicateur. PH- Avez-vous l’impression que les revendications portées par des femmes sont parfois réduites à des « enjeux féminins » au lieu d’être considérée comme des questions syndicales majeures? PH- Oui, mais les choses évoluent. On l’a vu avec la grève du secteur public où les enjeux d’équité et de conditions de travail des femmes ont été largement discutés. PH- Est-ce que vous recevez un soutien de votre organisation pour mieux gérer la relation avec les médias et vous assurer d’être entendue? FD- Oui, j’ai beaucoup de soutien de mon organisation, mais je dois prendre l’initiative d’aller vers les médias et d’utiliser les réseaux sociaux comme outil de communication, c’est essentiel. PH- Pensez-vous que les réseaux sociaux ont changé la donne en permettant aux femmes de contourner les médias traditionnels pour faire entendre leur voix? FD- Absolument. Les réseaux sociaux donnent une plateforme directe, sans filtre, où on peut parler de nos luttes et mobiliser du monde. C’est un outil puissant pour les femmes dans le syndicalisme. Mais encore, nous devons toujours trouver de nouvelles façons de transmettre nos messages.
The role of women in our unions. Q&A with Fanny Demontigny – President of SCFP-QC’s Conseil provincial des affaires sociales

PH- What prompted you to get involved in union work? FD- My involvement in union work goes back to the 2015 strike. I wanted to be actively involved in the battles and fight for better working conditions. There’s also a personal story behind this: my grandfather died from an occupational illness. That affected me and made me understand how critical workplace safety is. PH- Do you think women are well represented in the decision-making bodies of unions? FD- Not quite, although that’s changing. We see more women in union leadership positions, but there’s still some way to go to achieve full equality. PH- Are there barriers preventing women from accessing leadership positions in the unions? FD- Yes, and often, women are the ones who put up the barriers. We’ve grown up with the idea that a woman must be more present at home, that she has to juggle everything. We have to debunk that idea and encourage women to forge ahead and to take their place among the unions’ decision-makers. PH- Have you noted differences in the way women and men exercise their union leadership styles? FD- Yes. Generally, women tend to be calmer, which is really helpful for communications with members and the team. PH- What are the main challenges facing women union activists today? FD- There’s still the old perception that union leaders are men. It takes a lot of effort to break through that. There’s also prejudice about our ability to lead and make decisions. Women must be aware of these obstacles and move forward together. PH- In your opinion, do unions provide enough consideration to the issues that specifically affect women? FD- Increasingly so, yes. When a strike happens nowadays, the issue isn’t just wages, it’s also working conditions and work-family balance. We’re hearing more about these issues these days. PH- What initiatives or policies should be implemented to encourage more women to get involved in the unions? FD- We need training and support, and, above all, open-mindedness. Beyond that, women need to take chances. Make themselves heard, get involved, go forward with confidence. PH- Can you tell us about some effective methods that have promoted gender equality in your union? FD- Yes! Training geared toward women in the union workspace is really useful. It provides tools, helps create a support network and brings us together with other women who are going through the same things. Recently, the FTQ organized a feminist school event that provided many women members of SCFP-QC with the opportunity to develop projects in their own union environments. These projects are in development or have already been implemented in organizations such as Local 301 and in the social affairs sector. PH- What advice would you give to a woman who is hesitant about getting involved in a union?FD- If you feel like doing it, go for it. Don’t wait til someone invites you to the table. Take your seat, make your voice heard. If you believe in your values, you’ll find your place and you’ll make a difference. PH- How do you see the evolution of women’s role in the unions over the coming years? FD- I’m very hopeful. We already see more women getting involved and filling important positions, whether it’s at the CPAS or SCFP-Québec. The trend is happening, and it will continue. PH- Do you think that the presence of women activists is contributing to a change in union priorities and demands? FD- Yes, no doubt about it. Today, with women at the head of organizations, these issues are being forcefully promoted, along with the message about women’s rights. PH- What improvements are still needed to achieve full gender equality in unions? FD- A change in culture. All the organizations must encourage women to get involved and provide them with solid support. Often, women hesitate to voice their opinion for fear of not being good enough. If we show women that we’re here for them, they’ll start taking part. PH- Do you think that women union members receive as much media attention as their male counterparts? FD- That all depends, but sometimes they get judged when they speak too forcefully, because they’re often perceived as too emotional. Whereas a man in the same situation is seen as a strong leader. PH- Do you think that women’s demands are sometimes reduced to “women’s issues” instead of being considered major union issues? FD- Yes, but things are changing. We saw this with the public sector strike; there were broad discussions about women’s equality and working conditions. PH- Does your organization support you in better managing media relations and ensuring you’re being heard? FD- Yes, I have a lot of support from my organization, but I absolutely have to take the initiative to seek out the media and use social networks as a communication tool. PH- Do you think that social networks have changed the game for women by allowing them to bypass traditional media to get their message across? FD- Absolutely. Social media provides a direct, unfiltered platform where we can talk about our struggles and mobilize people. It’s a powerful tool for women who are union activists. But we must also continue to find new ways to convey our message.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Paiement de l’équité salariale dans la santé et les services sociaux: le gouvernement de la CAQ ne tient pas parole
Voici ci-bas le communiqué de presse. Bonne lecture!
ACCORD D’ÉQUITÉ SALARIALE CONCERNANT LES ÉVALUATIONS DU MAINTIEN DE 2015 ET DE 2020
Vous trouverez ci-bas le lien vers l’entente d’équité salariale pour la catégorie 3. Bonne lecture!
CAMPAGNE 2024 DU CPAS ET DU SCFP SUR LES RÉSIDENCES À ASSISTANCE CONTINUE (RAC)

Ce printemps 2024, le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) et le SCFP ont mené conjointement une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail et la vie des personnes usagères dans les RAC. Ils ont fait appel à des personnalités qui s’illustrent dans les médias sociaux, des « influenceurs » ou « influenceuses », pour porter le message. Voici l’ensemble des vidéos et capsules produites dans le cadre de cette campagne. Bonne écoute!