25 novembre – Point fort de la journée : le vote sur la résolution d’urgence « Défense de l’autonomie syndicale et du droit d’action politique ».
Avant tout, vous méritez un peu d’explications…
La FTQ, la plus importante centrale syndicale au Québec avec plus de 600 000 membres, regroupe les sections locales québécoises des syndicats canadiens et internationaux affiliés au Congrès du travail du Canada (CTC), dont elle est la contrepartie au Québec. Les membres proviennent de tous les secteurs d’activités, publics et privés, de juridiction provinciale ou fédérale, et de toutes les régions du Québec. Plus du tiers sont des femmes.
Le Congrès constitue l’instance la plus élevée de la centrale. C’est là que les grandes orientations, déposées sous forme de résolutions, sont débattues et adoptées (ou non) tous les trois ans. Toutes les actions de la FTQ, entre deux congrès, doivent s’inscrire dans le cadre des mandats démocratiquement adoptés par les personnes déléguées. Ces délégué(e)s sont désigné(e)s par les sections locales et par les conseils régionaux.
Le Conseil général, les sections locales affiliées à la FTQ ainsi que les conseils régionaux peuvent transmettre des résolutions à la FTQ pour qu’elles soient discutées lors du Congrès. Pour être inscrites dans le Cahier des résolutions, elles doivent être soumises selon la procédure en place 45 jours avant l’ouverture du Congrès. Des résolutions d’urgence peuvent également être déposées en dehors des délais prescrits par les statuts, dans la mesure où leur urgence est démontrée. Le Congrès doit ensuite accepter par vote leur ajout.
Au Congrès actuel, deux résolutions d’urgence ont été déposées. La première, qui concernait la défense de la Société canadienne des postes, a été adoptée à l’unanimité.
Parlons maintenant de la deuxième résolution d’urgence. Après avoir rejeté fermement et à l’unanimité le projet de loi 3 du gouvernement de la CAQ, les délégué(e)s ont adopté une résolution visant à répondre à ces attaques et à défendre l’autonomie syndicale ainsi que la capacité d’action politique des syndicats.
Pourquoi est-il aussi important de se mobiliser contre cette loi?
Avec ce projet de loi, la CAQ insinue que les organisations syndicales manquent de transparence dans la gestion de l’argent de leurs membres. Pourtant, tous les budgets et états financiers des syndicats sont présentés, expliqués et adoptés au minimum une fois par année lors de l’assemblée générale annuelle. C’est cette même CAQ, qui accumule les scandales financiers les uns après les autres, qui voudrait maintenant donner des leçons de transparence?
De plus, ce même gouvernement, qui refuse d’entendre les syndicats autonomes et indépendants en commission parlementaire, accepte volontiers d’entendre :
• la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante,
• la Chambre de commerce,
• l’Institut économique de Montréal.
Même le Barreau du Québec a exprimé ses inquiétudes concernant le projet de loi 3 (le 13 novembre). Aujourd’hui s’ajoute la voix de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse!
RED FLAG. Excusez l’anglicisme, mais il est temps de nous réveiller face à ce gouvernement de mauvaise foi. Ouvrons les yeux pour protéger nos sociétés d’État, incluant notre système de santé…
C’est pourquoi, le 29 novembre 2025, nous devons répondre massivement à l’appel : représentant(e)s syndicaux, membres, familles, ami(e)s et le public au grand complet. Nous devons prendre la rue pour permettre aux syndicats de continuer à promouvoir le progrès social et à protéger nos services publics.
Le 29 novembre, 13 h 30, Place du Canada (1107, rue Peel, Montréal).
C’est un moment historique. Assez, c’est assez.
Solidarité,
Sophie Bibeau