Pénurie de préposés aux bénéficiaires : pourquoi attendre, monsieur Legault ?
Lettre d’opinion de Frédéric Brisson, président du CPAS en réponse à un énoncé de M. Legault. Sélectionnez le site de votre choix afin de la consulter : La Presse La Presse+ Le site internet du SCFP Elle est également disponible dans la version papier de La Tribune (édition du 11 juillet 2019, page 10).
Un autre été de pénurie dans la santé et les services sociaux
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Lancement de campagne du SCFP – Plaidoyer pour des soins à domicile publics et de qualité
2 avril 2019 Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) lance aujourd’hui une campagne publicitaire et de mobilisation en faveur des soins à domicile publics. Après des années de compressions et de privatisation menées par le gouvernement Couillard, le personnel est à bout de souffle; la qualité et l’accessibilité des services sont compromises. Le gouvernement Legault a annoncé un réinvestissement important dans son premier budget le 21 mars, mais va-t-il éparpiller ces sommes dans des services privatisés et des contrats de sous-traitance? La campagne du SCFP souligne que ce sont les employés du réseau public qui offrent la meilleure qualité de services. Ils bénéficient d’une formation et d’un encadrement supérieurs. Ils sont aussi pleinement intégrés au réseau, donc assurent une meilleure coordination entre les différents intervenants : soins infirmiers, soins médicaux, services professionnels, tenue des dossiers, etc. « Les soins à domicile au privé, c’est plus de roulement de personnel, moins de formation et moins de coordination avec le réseau. C’est pour ça que la Colombie-Britannique vient de ramener tous les soins à domicile dans le giron public », d’expliquer Frédéric Brisson, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP). « Le choix est simple : pour visiter votre père ou votre mère, votre frère ou votre sœur, votre conjoint ou votre enfant, à qui faites-vous le plus confiance? Aux employés du réseau public? Ou aux employés d’une entreprise privée de sous-traitance », d’ajouter ce dernier. La campagne met donc en lumière le rôle vital des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) du réseau public qui sont le pivot des équipes de soins à domicile. Le site scfpensante.ca propose les témoignages de quatre d’entre eux qui font part des besoins criants de la population et des moyens requis pour les combler. Le SCFP suggère aussi aux citoyennes et citoyens d’envoyer une lettre à leur député, laquelle peut être consultée à scfpensante.ca/participez On y lit : « Le réseau de la santé n’est pas une entreprise. Il faut remettre les patients et leurs besoins au cœur de nos décisions et donner au personnel les outils et le soutien dont ils ont besoin pour faire leur travail. […] Mais pour s’assurer qu’on se dirige dans la bonne direction, il faut s’assurer que les soins demeurent publics et accessibles. […] Dans l’intérêt des patients et de leurs besoins, c’est le temps de mettre fin à la privatisation et à la sous-traitance dans les soins à domicile ». Des publicités seront aussi diffusées dans les médias sociaux de plusieurs régions durant les prochaines semaines. Source: https://scfp.qc.ca/lancement-de-campagne-du-scfp-plaidoyer-pour-des-soins-a-domicile-publics-et-de-qualite/
Les EÉSAD : Cheval de Troie de la privatisation, de la tarification et de la précarisation (1)
Le Conseil provincial des affaires sociales (SCFP-Québec) lance une campagne syndicale qui vise les entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD). Or, pour bien comprendre les raisons de cette campagne et bien saisir l’enjeu des EÉSAD, il faut commencer par expliquer ce que sont les EÉSAD. C’est ce que ce texte propose de faire. Les EÉSAD répondent à une demande de soins à domicile pour une population vieillissante. Mais ils participent à la sous-traitance et à la privatisation des services publics, ramenant à la baisse les conditions de travail et les salaires dans ce secteur d’emploi. De plus, les patients des EÉSAD n’ont pas accès aux services de qualité auxquels ils ont droit. L’origine des EÉSAD Dès 1979, les CLSC ont la responsabilité de dispenser les activités d’aide à la vie domestique (AVD) et les activités d’aide à la vie quotidienne (AVQ). Les AVD (soins non-invasifs) incluent la lessive, l’épicerie, le ménage et la cuisine. Les AVQ (soins invasifs) concernent les soins hygiéniques et la prise de médicaments. Ces soins et services sont offerts gratuitement par des professionnelles syndiquées, qui ont suivi une formation de 960 heures, Assistance aux personnes à domicile, et ont créé l’Association des auxiliaires familiales et sociales. Les auxiliaires ont développé leur force de négociation, leur qualification et leur professionnalisation, et atteint une reconnaissance économique. En même temps, la force de travail se diversifie, avec l’arrivée des hommes dans ce secteur de la santé et des services sociaux. Dès leur début, les CLSC ne peuvent répondre aux demandes grandissantes d’une société vieillissante. De plus, la situation économique difficile raréfie les ressources publiques disponibles. Les CLSC ont donc commencé à sous-traiter les AVD. Ce phénomène va s’accentuer durant les années 1990. Le déficit zéro et le « consensus de 1996 » L’arrivée au pouvoir du premier ministre péquiste Lucien Bouchard est marquée par un ralentissement économique, un taux de chômage élevé, à 12%, et une crise des finances publiques. Cette crise a été exacerbée à la suite de la décision du gouvernement libéral fédéral de Jean Chrétien de réduire les transferts de fonds aux provinces et de durcir l’accès à l’assurance-chômage pour équilibrer le budget fédéral. La diminution artificielle des chômeurs fédéraux a donc multiplié les assistés sociaux au Québec. Le premier ministre Bouchard convoque donc deux grands Sommets socioéconomiques en 1996. Le premier, en mars, devait faire accepter le principe du « déficit zéro » au patronat, aux syndicats, au mouvement des femmes et aux groupes communautaires. Le deuxième, en octobre, visait l’élaboration la création d’emplois. À cette rencontre, le Groupe de travail sur l’économie sociale – soutenu par le Gouvernement – a proposé de favoriser l’aide à domicile comme plan de création d’emplois. Les EÉSAD était d’ailleurs la contrepartie logique du virage ambulatoire du ministre de la Santé, Jean Rochon. Leur développement permettait aussi de pallier au démantèlement de l’État-providence et à la restructuration de l’assistance-sociale qui, de droit inconditionnel, est devenue droit conditionné à l’acceptation d’un parcours d’emploi. Pour que les syndicats, en échange de leur appui, exigèrent un principe de non-substitution des emplois publics par des emplois en EÉSAD. Ce « consensus de 1996 » était donc que les EÉSAD se cantonneraient aux AVD, laissant les AVQ au réseau public. Le Gouvernement créa par la suite le Programme d’exonération financière des services d’aide domestique (PEFSAD) pour financer la dispensation des AVD dans les EÉSAD. Le PEFSAD ne couvre qu’une partie des coûts des services, ce qui implique que les usagers doivent en défrayer le reste. Il s’agissait d’une rupture du principe de gratuité pour les services d’aide domestique, donc un virage vers la tarification des services. La rupture du « consensus de 1996 » Au début, une minorité d’EÉSAD a fait fi du « consensus de 1996 » pour s’occuper aussi d’AVQ. Ce pourcentage n’a fait que s’accroître depuis, notamment à la suite de la réforme du Code des professions du Québec, en 2002, qui légalisait la dispensation des AVQ en EÉSAD. Par la suite, pour réduire les dépenses, les gestionnaires du réseau firent de plus en plus de pression pour que les AVQ soient sous-traités. Enfin, le milieu des EÉSAD est maintenant unanime à rejeter le « consensus de 1996 ». Depuis 2016, le gouvernement reconnaît une formation de 120 heures donnée à l’interne (Formation adéquation des préposés aux aides à la vie quotidienne du Québec – FAPAQE), qui habilite les personnes à dispenser des AVQ et permet aux EÉSAD de postuler sur des contrats publics. Tandis qu’en CLSC, les auxiliaires de santé et services sociaux (ASSS) doivent détenir un diplôme d’études professionnelles (DEP) de 870 heures, Aide à la personne en établissement ou à domicile. Or, plusieurs des aspects couverts par le DEP sont soit omis ou soient à peine effleurés par la FAPAQE. Par exemple, l’adaptation des soins aux incapacités des usagers est une formation de 18 heures en EÉSAD et de 120 heures dans le système scolaire public. De plus, la FAPAQE n’examine pas la maîtrise des compétences du personnel sur le mode succès/échec, elle reconnaît cette maîtrise ; il n’y a donc pas d’échec possible. Donc, la rupture du « consensus de 1996 » se fait au détriment de la qualité des soins dispensés. Le retour de la vocation féminine Plutôt que de créer de bons emplois stables, la moitié des postes en EÉSAD sont à temps partiels et la rémunération frise le salaire minimum. En EÉSAD, on gagne 75 % de moins qu’au public, et très peu ont un fonds de pension ou une assurance collective. De plus, les horaires de travail brisés ne permettent pas la conciliation travail-vie de famille. Il s’ensuit un taux de roulement des employés très élevé (plus de 50%). En plus de cela, le manque de ressources et d’expertise contribuent aussi à la médiocre qualité des soins. Enfin, près de 95% des personnes travaillant dans les EÉSAD sont des femmes. Donc, avec les EÉSAD, on assiste au retour de la vocation féminine à s’occuper des autres sans reconnaissance, sans qualification, sans force de négociation, pour un salaire dérisoire. Le nécessaire retour au « consensus de 1996 » Les EÉSAD
Pour un régime québécois d’assurance médicaments publique et universelle
Les 13 et 14 novembre 2018, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a organisé un colloque sur les régimes privés et public d’assurance médicaments. (Pour consulter la documentation en lien avec le colloque, c’est ici). Un des chercheurs invités, le professeur d’administration publique, Marc-André Gagnon, a souligné le fait que le régime d’assurance médicaments hybride du Québec n’est pas soutenable. Selon le professeur Gagnon, le Québec a perdu le contrôle des coûts des médicaments par habitant. C’est d’ailleurs dans la « Belle Province » que la croissance de ces coûts est la plus importante en Occident. De plus, on y paie en moyenne 80 % de plus pour les médicaments qu’ailleurs en Occident. (On peut entendre le professeur Gagnon en entrevue à RDI Économie ici). La hausse continue des coûts des médicaments crée une pression sur les finances publiques, mais aussi sur les assurances médicaments privés, qui refilent la facture aux travailleurs et aux travailleuses en haussant le coût des primes de leur régime. Cela est sans compter le problème de l’accessibilité aux médicaments, alors que l’on sait qu’environ 9 % des personnes ne les prennent pas, faute de moyens. En créant une seule couverture publique et universelle pour les médicaments, le Gouvernement du Québec pourrait générer jusqu’à 3 milliards de dollars d’économie, notamment en renégociant le prix des médicaments grâce à un pouvoir d’achat supérieur et en privilégiant systématiquement les génériques. Il est temps de s’inspirer des États occidentaux qui se sont donnés une assurance-médicaments publique et universelle, car ces pays paient beaucoup moins chers pour leurs médicaments. En 1970, le Québec se donnait une assurance santé publique et universelle, pour que tous et toutes soient traité-es également devant la maladie. Il est plus que temps de compléter le travail en se dotant d’une assurance médicaments publique et universelle, à la fois pour des raisons de justice sociale et budgétaire. C’est pourquoi la FTQ et la CSN se sont alliées pour lancer un mouvement québécois pour une assurance médicaments publique et universelle. Pour plus d’informations et pour signer la pétition, consultez le site de la FTQ sur le sujet ici.
Cri du cœur de nos membres au CIUSSS de l’Estrie
Augmentation importante des congés de maladie dans le réseau de la santé – la ministre de la Santé réagit
Agir sur les conditions de travail D’une année à l’autre, les dépenses d’assurance-salaire ont augmentées de 100 millions de dollars, pour atteindre un total de 500 millions de dollars. En réponse à cette problématique, la ministre caquiste de la Santé, Danielle McCann, a affirmé dans une conférence devant l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec qu’elle veut créer davantage de postes à temps plein, abolir le temps supplémentaire obligatoire et diminuer le ratio de patients par infirmière et infirmier. C’est déjà un début de nommer les choses et de proposer des solutions… On attend toutefois des actions cohérentes et résolues de la part du Gouvernement du Québec, qui semble plutôt tergiverser et reculer sur un ensemble de dossiers, comme la rémunération des médecins spécialistes. Les autres défis d’importance du secteur La ministre de la Santé ne parle toujours pas de plusieurs gros problèmes qui minent le secteur, dont il faudra lui rappeler l’importance: -Recrutement faible de la relève dans les programmes de formation; -Financement public en dents de scie; -Salaire stagnant de l’ensemble du personnel non-médecin et non-cadre; -Mobilité et flexibilité exigées d’un personnel qui doit parfois couvrir l’ensemble du territoire d’un CISSS ou d’un CIUSSS; -Pouvoir disproportionné du corps médical dans le réseau; -Manque de valorisation des autres professions; -Mode de rémunération à l’acte des médecins; -Contrôle du coût et de l’accessibilité des médicaments; -Etc. Deux principes directeurs Pour aider la ministre McCann à y voir clair et à maintenir le cap, on lui suggère de suivre deux lignes directrices: -S’assurer que le personnel du réseau ait les ressources, des conditions de travail et un salaire leur permettant de s’épanouir; -Inverser la logique actuelle en orientant le réseau vers les besoins de la population et non ceux des comptables.
Comité paritaire de santé-sécurité au travail
Qu’est-ce qu’un comité paritaire de santé-sécurité au travail (CPSST)? Un CPSST est constitué de représentants syndicaux et de représentants de l’employeur. Il peut également inclure des travailleurs et des travailleuses issus des différents secteurs de travail d’un établissement. Un tel comité vise à prévenir les accidents et à diminuer les risques, de manière à assurer la sécurité et promouvoir la santé physique et psychologique. Ce comité cherche à instaurer une culture de prévention et de promotion de la santé et du bien-être au travail, afin que tous et toutes soient interpellés à œuvrer en prévention. Il vise aussi à améliorer la performance de l’établissement en matière de prévention de la santé et de la sécurité du travail, en faisant diminuer les accidents de travail et les maladies professionnelles. Pourquoi vouloir implanter un CPSST dans son établissement? Parce que 32,8 % des lésions acceptées à la CNESST, attribuables à la violence (physique ou psychologique) en milieu de travail, proviennent du secteur de la santé. De plus, le nombre de lésions est en croissance. Parce que 40 % des lésions physiques (bousculade, coup, morsure, etc.) affectent le personnel de la santé. Parce que 70 % des personnes victimes de lésions liées à la violence en milieu de travail sont des femmes. Or, les femmes constituent une forte majorité du personnel du secteur de la santé et des services sociaux. Parce que 30,5 % des lésions acceptées à la CNESST, dues à des troubles musculo-squelettiques, se retrouvent dans le secteur de la santé et des services sociaux. Parce que les statistiques publiques de la CNESST sont alarmantes, donc il y a beaucoup de pression sur le gouvernement et les CISSS/CIUSSS pour qu’ils agissent. Comment implanter un CPSST dans son organisation? Par entente entre les parties! Il faut plutôt prioriser la formule de l’entente, telle qu’elle est prévue dans la Convention collective nationale, à l’article 30. Une telle entente permet de créer un CPSST réellement paritaire et doté d’un vrai pouvoir d’action. Car l’objectif est de rendre nos milieux de travail plus sécuritaire et y instaurer une culture de prévention forte. Enfin, l’entente négociée avec l’employeur devra se coller le plus possible à la Loi sur la santé et la sécurité du travail, notamment les articles suivants: Le comité de santé et de sécurité | article 68 Les fonctions du comité | article 78 Le représentant à la prévention | article 87 Les fonctions du représentant à la prévention | article 90 Le programme de prévention | article 58 Le contenu du programme | article 59 Le programme de santé spécifique | article 112 Le contenu du programme | article 113 Modèle d’entente : Entente CPSST – canevas Présentation sur les CPSSMET : Présentation_comité_paritaire_SST_CPAS_Juin_2018_2
Les propositions de la CAQ en santé et services sociaux: du pareil au même!
La campagne électorale débute le 23 août et la CAQ est toujours en tête dans les sondages. Verrons-nous un gouvernement caquiste majoritaire le 1er octobre prochain? Les propositions de ce parti de droite sont toutefois peu connues. Le démantèlement de l’État continue La CAQ veut poursuivre le travail libéral de démantèlement de l’État québécois, en réduisant les revenus de l’État, en privatisant les services publics et en diminuant le nombre de travailleurs et travailleuses, et ce, au profit des milieux d’affaires et au détriment de la population. Plusieurs mesures prônées par la CAQ auront des répercussions négatives sur le système de santé et services sociaux et sur les membres du SCFP. La CAQ propose d’abord de rendre le système plus « efficace », un mot qu’utilisent aussi les libéraux depuis longtemps et qui veut dire privatisation des services publics, précarisation du personnel et accessibilité moindre pour les gens ordinaires. Privatisation des services publics Voici quelques exemples de mesures qui vont dans le sens de la privatisation des services publics : Ouvrir des lits en dehors des hôpitaux. Favoriser les fournisseurs de soins et de services du secteur privé. Créer de nouvelles places en CHSLD en partenariat avec des entreprises privées. Utilisation des cliniques privées pour des chirurgies payées par l’État. Un système de santé et services sociaux à deux vitesses, ça veut dire un secteur public qui est sous-financé et lent, et un secteur privé qui est rapide et lucratif. Ça veut aussi dire que pendant que des gens malades attendent, d’autres engrangent des profits. Pour consulter la plateforme électorale de la CAQ en santé, c’est par ici.
Santé et sécurité au travail des préposé-e-s aux bénéficiaires
Selon une étude de l’Institut de recherche Robert-Sauvé, les préposé-e-s aux bénéficiaires (PAB) sont les travailleurs et travailleuses du réseau de la santé qui sont les plus à risque de subir des lésions professionnelles ou d’éprouver des problèmes psychologiques. Les PAB travaillent sous pression et manquent de temps pour bien réaliser l’ensemble de leurs tâches, ce qui a des répercussions sur leur santé, mentale et physique. Pour protéger la santé des PAB et assurer la meilleure qualité de soins possible, il faut revoir l’organisation du travail. Il existe des « Principes de déplacement sécuritaire des bénéficiaires », il est grand temps de les mettre en application ! Pour consulter l’étude, c’est par ici.