Le 17 février 2026, notre présidente par intérim du CPAS, madame Sonia Bureau, a participé à l’activité de lobbying à l’Assemblée nationale du Québec tenue par le Groupe de travail intersyndical en santé et services sociaux (GTISSS).
Le GTISSS regroupe plusieurs organisations syndicales telles que : l’APTS, la FSSS-CSN, la FP-CSN, la CSQ, le SCFP-FTQ, le SQEES-FTQ, la FIQ et le SPGQ.
Cette action s’inscrit dans un contexte critique envers Santé Québec et vise à dénoncer la centralisation et la privatisation croissantes du réseau de la santé et des services sociaux.
Selon un sondage Léger réalisé en décembre 2025 pour le GTISSS : • 77 % des Québécois jugent que le réseau fonctionne mal ; • 54 % appuient l’abolition de Santé Québec, perçue comme « un monstre bureaucratique ».
Voici les quatre axes des revendications intersyndicales :
1. Une assurance médicaments publique et universelle Les régimes privés coûtent 35 % plus cher que le régime public à consommation équivalente. L’intersyndicale réclame un régime entièrement public et universel afin de réduire les coûts et d’assurer un accès équitable.
2. La décentralisation et la revalorisation des CLSC Le GTISSS plaide pour que les CLSC redeviennent la principale porte d’entrée du réseau. Dans cette optique, il réclame : 1- La nationalisation des groupes de médecine de famille (GMF) ; 2- La nationalisation des cliniques privées.
Selon le sondage Léger, 91 % de la population est favorable à la revalorisation des CLSC.
3. Des services à domicile (SAD) publics et renforcés L’intersyndicale souhaite orienter davantage les soins vers les services publics, notamment par les CLSC, afin que les professionnels du réseau assurent les soins à domicile plutôt que de recourir au privé.
4. La souveraineté numérique Le GTISSS réclame que les données de santé et les systèmes d’information du
réseau soient entièrement sous contrôle public. L’argument est clair : 72 % des Québécois n’ont pas confiance envers des entreprises étrangères pour gérer les systèmes informatiques du réseau de la santé.
Enfin, Madame Bureau mentionne avoir été bien accueillie et écoutée par les différents députés de l’opposition rencontrés (Joël Arseneau (PQ), Ruba Ghazal (QS) et Linda Blais (PLQ)) :
« L’intersyndicale a bien fait valoir ses positions communes dans l’intérêt du réseau, des membres que nous représentons et de l’ensemble de la population. »