Prêcher et faire l’opposé par Frédéric Brisson, président du Conseil provincial des affaires sociales Le 17 février, le ministre du Travail Jean Boulet dévoilait le rapport Portrait 360° sur les aspirations de la main-d’œuvre, produit par la Commission des partenaires du travail, laquelle est chapeautée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Ce rapport, basé sur une étude effectuée auprès de 6290 Québécois et Québécoises et 502 employeurs, présente la perception des personnes sondées à l’égard du marché du travail actuel. Il dispense également des conseils aux employeurs afin qu’ils attirent et retiennent la main-d’œuvre, alors que sa rareté s’accentue dans la province. À prodiguer ces bons conseils, le gouvernement se positionne comme un cordonnier mal chaussé, alors que dans le secteur de la santé et des services sociaux, il échoue à pallier l’important manque de main-d’œuvre et ne parvient pas à freiner le taux de départ élevé. Pourtant, les constats et conseils contenus dans ce document ne sont ni novateurs ni surprenants! On nous indique qu’afin d’attirer et de retenir les salariés, les conditions de travail, incluant les salaires, sont un facteur important. Également, que la main-d’œuvre s’attend à l’obtention d’horaires de travail stables et prévisibles, mais qui puissent être flexibles au gré des contraintes personnelles. En somme, les salariés aspirent à des emplois qui leur permettent l’atteinte d’une qualité de vie satisfaisante, autant au travail que dans la vie personnelle. Ces attentes sont loin d’être satisfaites alors que dans le secteur de la santé et des services sociaux, les conditions de travail, dont les salaires, d’emblée peu alléchantes, se dégradent depuis nombre d’années. Pour plusieurs titres d’emploi, les horaires sont irréguliers, les heures supplémentaires obligatoires fréquemment imposées et les congés systématiquement refusés. Mais quel est l’objectif du gouvernement? En motivant les employeurs à utiliser la bonne formule afin d’embaucher et de retenir du personnel, que cherche à faire le gouvernement? Offrir au secteur privé la possibilité d’attirer les travailleurs et travailleuses insatisfaits du secteur public? Dans le cadre des négociations entamées avec ces derniers, les propositions salariales qu’il a soumises, inférieures au taux d’inflation, sont en contradiction avec les recommandations au cœur de ce rapport! Le réseau public de la santé et des services sociaux a longtemps été une fierté pour la société québécoise. Son érosion constante a détérioré l’opinion qu’en a la population du Québec. C’est que le réseau a été fragilisé par les coupures et restructurations successives qu’il a subies. Alors qu’il repose sur les épaules des personnes salariées, celles-ci sont fragilisées par la pénurie de main-d’œuvre et les conditions de travail déplorables. Il est fâcheux de constater que rien n’est fait pour contrer ce cercle vicieux qui menace le réseau tout entier, lequel peine à offrir les soins et services auxquels la population a droit. Pourtant, le gouvernement, appuyé d’études étoffées, se permet de prêcher sur les mesures d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. Puisqu’il sait, pourquoi s’acharne-t-il à faire l’opposé? À lire sur le site du journal Le Soleil
Plan d’action de la ministre McCann: Du réchauffé bien présenté
Le 4 février, la ministre McCann rendait disponible son Plan d’action pour l’attraction et la fidélisation des préposés aux bénéficiaires et des auxiliaires aux services de santé et sociaux. → Lire la suite sur le site du SCFP-Québec
Lancement de la campagne vidéo « Remettons le Réseau en santé »
Aujourd’hui, le CPAS lançais la première vidéo de sa campagne dont le thème est Remettons le Réseau en santé. Au courant des prochains mois, un total de 13 capsules seront réalisées. Nous sommes choyés de compter sur Luis Oliva, lequel a accepté d’être notre porte-parole. Au gré des vidéos, il s’entretiendra avec des travailleurs et personnalités afin de présenter les problèmes du réseau ainsi que suggérer des solutions afin de les résorber. [KGVID]https://recherchecpasscfp2.wpcomstaging.com/wp-content/uploads/2020/02/Teaser_sante_FINAL.mov[/KGVID]
Campagne portant sur le temps supplémentaire obligatoire et la fatigue, par la section locale 3247
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Sit-in au Conseil du Trésor: La reconnaissance de l’expérience, c’est non négociable!
Le mardi 29 octobre s’est déroulé un sit-in au Conseil du trésor à Québec. Cette occupation pacifique fut organisée par les syndicats affiliés à la FTQ qui représentent des salariés du secteur public. De nombreux travailleurs représentés par le CPAS y étaient présents. À l’amorce des négociations des nouvelles conventions collectives, cet événement avait pour objectif de dénoncer la non-reconnaissance de l’expérience et de la scolarité dans le calcul des salaires des employés des services publics. Le 2 avril dernier, alors qu’est entrée en vigueur la nouvelle structure salariale, plusieurs salariés d’expérience ont été rétrogradés à des échelons inférieurs et ont ainsi subi une diminution salariale. En cohérence avec son thème Exigeons le respect, le sit-in s’est déroulé paisiblement. L’occupation qui a durée une quarantaine de minutes a bénéficié d’un rayonnement médiatique. Voici les liens afin de consulter les articles et reportages portant sur le sujet : TVA. Le TVA Nouvelles de midi. 29 octobre 2019. (à 39:45) (Incluant une entrevue avec Frédéric Brisson, président du CPAS) L’Actualité. Des bureaux du Conseil du trésor occupés par des syndiqués de la FTQ. 29 octobre 2019.
Recrutement de préposés aux bénéficiaires à l’étranger: Offre alléchante mais injuste
La semaine dernière, le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) apprenait que des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que de certains établissements de santé se rendaient en Tunisie dans le cadre d’une mission de recrutement de préposés aux bénéficiaires (PAB). . Les conditions de travail obtenues par les PAB ainsi recrutés sont meilleures que celles qu’obtiennent ceux embauchés au Québec et surpassent celles de nombreux salariés chevronnés puisqu’ils obtiendront : Le 5e échelon salarial (ce dernier échelon les fait accéder au salaire maximal pour ce titre d’emploi) 30 heures de travail hebdomadaires garanties Or, de nombreux PAB possédant plus d’une décennie d’expérience dans le réseau québécois ne parviennent pas à accéder à ce dernier échelon. De plus, nombreux sont ceux qui souhaitent avoir un minimum d’heures de travail garanti, ce qui leur est impossible à obtenir. . Le CPAS ainsi que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ont dénoncé cette situation injuste dans les médias : TVA. De meilleures conditions pour les préposés aux bénéficiaires recrutés à l’étranger. 20 septembre 2019. (incluant une entrevue avec Frédéric Brisson, président du CPAS) Journal de Montréal. De meilleures conditions pour les préposés aux bénéficiaires recrutés à l’étranger. 20 septembre 2019 Journal 24 heures. De meilleures conditions pour les préposés aux bénéficiaires recrutés à l’étranger. 23 septembre 2019. Journal Métro. Des préposés aux bénéficiaires de Tunisie. 25 septembre 2019. Radio-Canada. Recrutement de préposés aux bénéficiaires : Les salaires offerts sont-ils meilleurs ? 25 septembre 2019. (entrevue avec Yanick Proulx, conseiller syndical au SCFP) . Nous vous invitons à vous rendre sur notre page Facebook puisque les PAB y sont invités à partager leur situation et à exprimer leur désaccord quant aux modalité de ces embauches.
Reconnaissance de l’exprérience suite à la relativité salariale
Le Comité d’évaluation des emploi vous invite à consulter la lettre qui suit, laquelle est également disponible en format imprimable en suivant ce lien. Chers membres, Comme vous le savez, le 2 avril dernier, les établissements procédaient à l’intégration de l’ensemble des travailleurs du réseau de la santé dans les nouvelles échelles salariales suivant l’application de la relativité salariale. Malheureusement, à la suite d’une directive du Conseil du trésor, l’employeur n’a pas reconnu les années d’expérience antérieures lors de l’intégration. Ce sont des travailleurs compris dans plus de 153 titres d’emploi différents qui sont lésés par cette décision. L’effet est tel qu’une personne salariée ayant 6 années d’expérience chez le même employeur pourrait malgré tout être intégrée au 3e échelon, car ce dernier intègre au salaire égal ou immédiatement supérieur à celui qu’il détenait le 1er avril. Votre syndicat SCFP a évidemment déposé des griefs en votre nom afin de contester cette décision injuste. De plus, ces dernières semaines, la porte-parole qui siège au Conseil du trésor leur a démontré les injustices causées par cette méthode d’intégration et a tenté de négocier un règlement afin d’obtenir une intégration juste des salariés visés. Sans grande surprise, le 16 mai dernier, le Conseil du trésor a maintenu sa position refusant par le fait même d’octroyer justice aux travailleurs touchés. Nous sommes outrés par cette décision et nous continuerons à faire des pressions politiques jusqu’à ceque le Conseil du trésor change sa position et respecte les travailleurs du réseau de la santé. De façon complémentaire, le syndicat suggère à tous les membres touchés par cette décision de postuler sur de nouveaux postes. Par exemple, par les règles de mutation volontaires, un préposé aux bénéficiaires pourrait poser sa candidature sur un autre poste dans son CHSLD, situé sur un autre étage. Ensuite, puisqu’il s’agit d’un transfert, nous demanderons à l’employeur d’appliquer l’article 17 de la convention collective nationale, soit de reconnaitre les années d’expérience antérieures. Le travailleur aurait ainsi droit au salaire en fonction de ses années d’expérience. N’hésitez pas à communiquer avec vos représentants syndicaux si vous avez des questions sur le processus. Solidairement, Votre Comité d’évaluation des emplois
Lettre d’opinion de Frédéric Brisson : LE GOUVERNEMENT INSTAURE UNE BOURSE POUR SOUTENIR DES ÉTUDES… QU’IL NE RECONNAÎT PAS!

Cette lettre d’opinion écrite par Frédéric Brisson, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) a été publiée dans l’édition du 16 août du Nouvelliste et est citée dans l’article de Isabelle Porter, Québec offre une prime pour les futurs préposés aux bénéficiaires publié le 15 août dans Le Devoir. Le 14 août dernier, trois ministres présentaient un nouveau programme qui permettra à 2 000 futurs préposés aux bénéficiaires (PAB) d’obtenir une bourse de 7 500$ chacun. L’ironie? Le gouvernement s’entête à ne pas reconnaître la formation qu’il subventionnera dans le calcul du salaire des PAB. La pénurie de PAB fait rage au Québec. On estime à plus de 32 000 le nombre de postes qui devront être comblés d’ici cinq ans. Ceux qui pratiquent ce métier doivent pallier quotidiennement à cette pénurie. Bien qu’ils mettent les bouchées doubles pendant leur quart de travail, leurs journées et semaines s’allongent au gré des heures supplémentaires et des heures supplémentaires obligatoires. Les conséquences sur l’état de santé, particulièrement psychologique, des salariés contraints à ce régime sont dramatiques. Résultat : un pourcentage accablant de PAB se retrouve en arrêt de travail. Un nombre alarmant se résout à quitter une profession qu’ils auraient pourtant aimé pratiquer dans d’autres conditions. INCOHÉRENCE Cette annonce englobe plusieurs incohérences. Premièrement, le gouvernement refuse avec acharnement de reconnaître la formation des PAB dans le calcul du rangement, lequel est déterminant pour le salaire. Il subventionnera donc une formation qu’il ne reconnaît pas en tant qu’employeur. Deuxièmement, bien que le mot « rétention » soit récurrent dans le communiqué qui annonce le programme, aucune mesure ne s’adresse au personnel en poste. Or, puisque les conditions actuelles engendrent une hémorragie du personnel chevronné, des efforts afin de le retenir doivent être déployés. Troisièmement, même s’ils seront boursiers, les futurs PAB que ce programme générera risquent d’en venir aux mêmes constats que ceux qui pratiquent actuellement le métier. Soit que les conditions de travail ne sont ni propices à la préservation de leur santé ni favorables à la conciliation travail-famille. Les risques sont grands, qu’à bout de souffle, ils décident de quitter la profession. J’encourage le gouvernement à miser sur ses employés actifs et à mettre en place les mesures nécessaires à leur rétention. Une première mesure cruciale serait de reconnaître la formation des PAB dans le calcul de leur salaire.
La Tribune : Un article déclenche de vives réponses du CPAS

Le 25 juillet dernier, paraissait dans La Tribune un article basé sur des propos partagés par Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. L’article véhicule les efforts qu’aureit déployée la direction afin d’amortir la pénurie de personnel et de faciliter le retour d’employés en arrêt de travail pour cause de problèmes de santé. Présentées comme étant bénéfiques pour les employés, ces mesures ont plutôt des répercussions malsaines. C’est pourquoi, Frédéric Brisson, président du Conseil Provincial des affaires sociales, et Steve Brochu, premier vice-président de la section locale 4475, se sont empressés de rétablir les faits. Intitulée Comptabiliser les personnes, c’est bien, les humaniser serait mieux, la réponse qu’ils co-signent a été publiée dans l’édition de La Tribune du 7 août. Elle a suscitée l’intérêt du journal qui, le jour suivant a publié Retour au travail au CIUSSS : Un acharnement qui frôle le harcèlement. Construit sur une entrevue conduite avec Emma Corriveau, présidente de la section locale 4475, l’article dénonce les stratégies abusives utilisées par l’employeur afin de retenir ou de faire revenir au travail des employés devant prendre congé pour des problèmes de santé. D’autres médias ont, par la suite, relayés les faits entourant la sortie médiatique. Le Conseil Provincial des affaires sociales suit de près les dossiers des employés dont les problèmes de santé physiques ou psychologiques requièrent des arrêts de travail. Il invite l’employeur à mettre en place les actions nécessaires à la préservation de la santé des employés et à respecter ceux contraints à être en arrêt de travail. Afin de consulter les articles cités plus haut, cliquez sur les entrées en couleur ou suivez ces liens : La Tribune. Objectif primordial: garder les employés au CIUSS de l’Estrie en santé. 25 juillet 2019. https://www.latribune.ca/actualites/objectif-primordial-garder-les-employes-du-ciusss-de-lestrie-chus-en-sante-77da10f5c79a2a458ee1f0e3aed235b0 La Tribune. Comptabiliser les personnes, c’est bien, les humaniser serait mieux. 7 août 2019. https://www.latribune.ca/opinions/comptabiliser-les-personnes-cest-bien-les-humaniser-serait-mieux-c052f42456fcb54e4be7fe02afad82b3?fbclid=IwAR3Pkv92nDmwKl85G0Zn3pO6oY7rDKEdGlgSmVG_PYNseJbd43KBf6nN-a4 La Tribune. Retour au travail au CIUSS : «Un acharnement qui frôle le harcèlement». 8 août 2019. https://www.latribune.ca/actualites/retour-au-travail-au-ciusss–un-acharnement-qui-frole-le-harcelement-d5fd3e82abdfd991b22c4e96d3952ee1?fbclid=IwAR2wRUCvYi_wzlJJmF_zDEj4uwvm5XRO1PPOP4ily-T17LdAzsL1ZMku-74 107.7 Estrie. Le CIUSS de l’Estrie-CHUS veut ramener des employé en congé-maladie pour contrer la pénurie de personnel. 8 août 2019. https://www.fm1077.ca/nouvelles/sante/240204/le-ciusss-de-lestrie-chus-veut-ramener-des-employes-en-conge-maladie-pour-contre-la-penurie-de-personnel?fbclid=IwAR1pvutcT3ztPzzfeaFt6vuABS897eHpDmPH8SO8PE6K0drvDgR-g_IN_dk
Loi sur l’équité salariale : Participation à la médiation proposée par la CNESST
Le Syndicat canadien de la fonction publique participera au processu de médiation proposé par la CNESST. À ce sujet, nous vous invitons à lire cette lettre, écrite par Mélanie Gougeon, conseillère syndicale.