De petits pas dans la bonne direction
28 mai 2018 Ce lundi après-midi, le président de la FTQ et les représentants de ses affiliés présents dans la santé et les services sociaux, le SCFP-CPAS et le SQEES, ont rencontré le ministre Gaétan Barrette. La rencontre a permis de faire le point sur trois enjeux majeurs: les négociations des conventions collectives locales dans les CISSS et CIUSSS; la surcharge de travail et la pénurie de main-d’œuvre; l’avenir de l’Institut Philippe-Pinel. Très critiques du bilan du gouvernement libéral en matière de santé et de services sociaux, et conscients du contexte préélectoral, les syndicats sont tout de même sortis satisfaits de l’ouverture du ministre sur certains éléments. Les représentants syndicaux ont apprécié d’apprendre que sur la question de la mobilité de main-d’œuvre, enjeu majeur des négociations en cours dans les CISSS et CIUSSS, le ministre a donné le mandat aux PDG des établissements de favoriser le principe de stabilité maximale et de mobilité minimale. «Pour que les employés remplissent bien leur mission, pour que les patients reçoivent des services de qualité, pour résorber la crise, il faut de la stabilité. Il faut donc éviter le plus possible que les employés se déplacent d’un lieu de travail à l’autre. Nous sommes très heureux des consignes émises en ce sens par le ministre», selon Karine Cabana, conseillère syndicale au SCFP. Sur la question de la surcharge de travail, les syndicats tracent un bilan plus nuancé de la rencontre. «Nous avons porté la voix de nos membres qui œuvrent dans le réseau. Le ministre Barrette partage notre constat: alourdissement du fardeau de tâches, rythme de travail effréné, temps supplémentaire trop souvent obligatoire, taux d’absentéisme croissant, hausse de l’épuisement professionnel, accidents de travail et lésions professionnelles en hausse», a expliqué Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ. «Le ministre s’est montré ouvert à trouver des solutions à ces problèmes, mais du même souffle nous indique que les syndicats portent une partie de la responsabilité du manque d’attraction de la main-d’œuvre en décriant les conditions de travail dans le réseau de la santé et des services sociaux. Nous sommes pourtant clairs, nous ne faisons que décrire la réalité des travailleuses et des travailleurs qui ont subi les réformes et les décisions politiques des deux dernières décennies», d’ajouter Sylvie Nelson. Enfin, sur la question de l’avenir de l’Institut Philippe-Pinel, même s’il était peu au courant des détails, le ministre s’est engagé à examiner de près la situation et à en discuter de façon continue avec le SCFP. Il s’est aussi dit ouvert à examiner la possibilité d’un changement de titre d’emploi pour les agents d’intervention de l’Institut, question de leur assurer une rémunération suffisante par rapport à leurs homologues du réseau. Comptant près de 116,000 membres au Québec, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représente plus de 25,000 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux au Québec. Le SQEES-FTQ représente 25 000 membres partout au Québec, majoritairement dans le secteur de la Santé et des Services sociaux. Source: SCFP-Québec, pour consulter l’original, c’est par ici
Au tour des préposés aux bénéficiaires de crier à l’épuisement
http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201802/02/01-5152464-au-tour-des-preposes-aux-beneficiaires-de-crier-a-lepuisement.php
Une bonne idée qui cache un autre cadeau aux cliniques privées
Cet article est paru originalement sur le site du SCFP-Québec, pour le consulter, c’est ici. Création d’un programme public de psychothérapie Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) réserve un accueil mitigé au programme public de psychothérapie annoncé par le gouvernement Couillard. D’une part, le SCFP salue l’idée elle-même, qui permettra à des personnes en détresse de recevoir des services de psychothérapie remboursés par la RAMQ. D’autre part, il déplore que le programme s’applique seulement aux cliniques privées et non aux CLSC, et qu’une référence d’un médecin soit nécessaire pour y accéder. «Le réseau public de santé et de services sociaux, avec les CLSC sous l’égide des CISSS et des CIUSSS, devrait héberger ce programme. Il offre tout l’encadrement et toute la cohésion nécessaires au succès du programme. Surtout, le réseau public assurerait le caractère équitable, universel et accessible du programme», a souligné Frédéric Brisson, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP). «Mais malheureusement et encore une fois, Couillard et Barrette font le choix de vider le réseau public pour enrichir les cliniques privées. Ils font le choix de placer les psychologues, travailleurs sociaux et infirmières sous la gouverne des médecins. C’est leur marque de commerce, c’est toujours la même histoire», d’ajouter Frédéric Brisson. Le CPAS voit cette décision mal avisée comme la suite logique d’une directive de 2015 du ministre Barrette qui oblige les CISSS et les CIUSSS à fournir du personnel aux groupes de médecine familiale (GMF). Par cette directive, des employés du réseau public, toujours payés par le public, sont mis à la disposition des GMF, qui sont des entreprises privées. Le CPAS abonde dans le sens de Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec, selon qui il est absurde de «briser des équipes qui fonctionnent en CLSC pour les transférer dans les GMF». «Aussi, il ne faut pas se leurrer: il y a là une belle hypocrisie. En début de mandat, ce gouvernement a d’abord supprimé plusieurs postes de psychologues dans le réseau public au nom de l’austérité. Dommage qu’il faille attendre les périodes pré-électorales pour que les personnes souffrant de troubles anxieux ou de troubles dépressifs reçoivent tout le soutien nécessaire», a conclu le président du CPAS. Comptant près de 116,000 membres au Québec, le SCFP représente environ 24,000 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux au Québec. Partagez!
Participez à la marche de 15 km pour un salaire minimum de 15$
Cet article est tiré du site de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, pour consulter la page, c’est par ici POUR FAIRE LA MARCHE COMPLÈTE DE 15 KM: Départ au métro Lionel-Groulx à 10 heures – trajet de 15 km POUR SE JOINDRE À LA MARCHE EN COURS DE ROUTE: Place Émilie-Gamelin à 11 h 30 – trajet de 10 km Parc Laurier à 13 h (angle Mentana et Laurier) – trajet de 5 km Arrivée à 14 h au Parc Jarry GRAND RASSEMBLEMENT AU PARC LAURIER À 13 HEURES POUR REJOINDRE LA MARCHE DE 15 KM Veuillez prévoir de l’eau et une collation pendant la marche. Il y aura de l’animation à la place Émilie-Gamelin et au parc Laurier en attendant les marcheurs et les marcheuses! Pour s’inscrire, c’est ici
Congrès national du SCFP 2017
SURVOL DE L’ÉVÉNEMENT Que vous participiez au congrès national à Toronto, de la maison ou d’ailleurs, vous pouvez suivre l’événement en ligne, et ce, de plusieurs façons. Téléchargez l’application mobile du SCFP 2017 sur votre téléphone ou votre tablette. L’application est disponible à Google Play et l’App Store et est disponible à eventmobi.com/scfp2017. Abonnez-vous pour obtenir des nouvelles du congrès par courriel comme l’horaire de diffusion en ligne ou le bulletin de nouvelles quotidien. Aimez notre page Facebook: facebook.com/cupescfp Suivez @scfpnat sur Twitter: twitter.com/scfpnat et suivez-le mot-clic #scfp2017. Regardez la diffusion continue en direct sur notre site Web ou suivez le congrès sur votre appareil mobile.
Fête du travail 2017
Célébrons les réalisations et mettons le cap sur des victoires futures pour tous les travailleuses et travailleurs ! Pour marquer la fête du Travail, le Congrès du travail du Canada (CTC) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec lancent une campagne pour l’adoption d’un régime universel d’assurance-médicaments. Texte paru dans l’encart spécial du journal Metro sur la campagne FTQ-CTC sur l’assurance médicament Par Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ; et Daniel Boyer, président de la FTQ Au départ, la création d’un régime hybride (public-privé) d’assurance médicaments a permis d’améliorer la situation d’un grand nombre de personnes au Québec. Cependant, cette configuration publique-privée génère de graves injustices. De fait, la couverture diffère selon l’endroit où l’on travaille et si l’on travaille ou pas! Pire encore : les coûts liés au régime actuel explosent. Dans les milieux de travail où un régime d’assurances collectives existe, la couverture relative aux médicaments est de plus en plus dispendieuse. Dans certains cas, la situation est carrément insoutenable au plan financier! Pour les personnes qui n’ont pas accès à une assurance collective et qui sont obligatoirement couvertes par le régime public d’assurance médicaments, la prime annuelle coûte 667 $, la franchise mensuelle et la coassurance à payer s’élèvent respectivement à 19,45 $ et à 34,8 % du coût du médicament. Ces coûts représentent une contribution financière énorme pour les personnes parmi les plus vulnérables de notre société. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Congrès du travail du Canada (CTC) demandent la mise en place d’un régime public et universel d’assurance médicaments. Le Canada est le seul pays développé au monde qui a un réseau de santé universel qui n’inclut pas une assurance médicaments universelle. C’est une singularité qu’il faut corriger. Au Québec, certes l’ensemble de la population bénéficie d’une couverture d’assurance médicaments. Mais les ménages québécois sont ceux qui paient le plus cher de leur poche pour le coût des médicaments. Et cette situation a un prix. Un sondage national, mené par Angus Reid en 2015, révélait qu’un répondant sur cinq affirmait que lui-même ou un membre de sa famille n’avait pas pris les médicaments prescrits faute de revenus suffisants. D’autres diminuent leur dose de médicaments, la prenne une journée sur deux ou, encore, ne renouvellent pas leur prescription… des comportements qui ont des incidences sur leur santé. Personne ne devrait être forcé de choisir entre payer son épicerie et payer les médicaments dont il a besoin. Le Canada est le seul pays développé au monde qui a un réseau de santé universel qui n’inclut pas une assurance médicaments universelle. C’est une singularité qu’il faut corriger. Un régime québécois public pour tous et toutes Selon ce même sondage, 91 % des Québécois et des Québécoises sont d’accord avec l’établissement d’un régime public et universel d’assurance médicaments. L’entente récente entre le gouvernement du Québec et les compagnies pharmaceutiques concernant le coût des médicaments génériques est la preuve qu’en regroupant notre pouvoir d’achat, nous pouvons bénéficier de meilleurs prix. Imaginez quelles seraient les économies si le régime québécois était totalement public et universel! Le CTC lance une campagne nationale visant à mettre en place un régime d’assurance médicaments universel pour tous les Canadiens et les Canadiennes. La FTQ y adhère sans réserve, car cette campagne porte notre revendication de longue date quant à la mise sur pied d’un régime québécois d’assurance médicaments public et universel. Tout en appuyant la campagne du CTC, la FTQ somme le gouvernement du Québec de mettre en place, le plus rapidement possible, un tel régime pour protéger la qualité de vie de l’ensemble des Québécois et des Québécoises. Rejoignez le mouvement en visitant : www.unregimepourtous.ca Pour consulter l’encart paru dans le journal Métro, c’est par ici. En plus des informations sur la campagne pour l’obtention d’un régime public universel d’assurance-médicaments pour tous au Canada, vous y trouverez les principales victoires de la dernière année et des informations importantes concernant la renégociation de l’ALENA. Bonne fin de semaine de la fête du Travail !
Dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la fondation de la FTQ, la FTQ a produit une vidéo sur quelques-uns des moments clés de la fédération. 60 ans de solidarité et de progrès social, bonne fête FTQ ! Nous remercions la FTQ pour ce vidéo. Pour consulter la page de cet article sur le site de la FTQ, c’est par ici. Partagez !
Forum sur les soins à domicile : du personnel du réseau public bien formé fait partie de la solution !
Alors que se déroule aujourd’hui et demain à Montréal, le Forum sur les soins à domicile, le Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-Québec rappelle que la capacité de vieillir chez soi est un élément essentiel pour que les aînés continuent d’être autonome, actifs et engagés dans leur communauté. De plus, non seulement les personnes âgées préfèrent rester à domicile le plus longtemps possible, mais cette orientation permet des économies substantielles. Cependant, le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) s’inquiète de l’élargissement du recours à « l’économie sociale » en santé. Le transfert de l’offre de services publics des CLSC vers les organismes à but non lucratif (OBNL) est un symptôme direct du désengagement de l’État en santé. Le ministère se tourne de plus en plus vers ces entreprises privées en aide à domicile, non seulement pour les programmes d’aide à la vie domestique, mais aussi pour les programmes d’aide à la vie quotidienne. Ces travailleuses et ces travailleurs ne reçoivent pas la même formation que les auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) du public et ne bénéficient pas d’une formation continue. Ils ne font pas partie du personnel du réseau de la santé et des services sociaux, conséquemment, l’intégration, le suivi et la coordination auprès de l’équipe multidisciplinaire s’en trouvent complexifié et trop souvent déficient. Autre source d’inquiétude du CPAS lors de ce forum, on ne mentionne plus l’importance des CLSC dans le rouage des soins de la santé de qualité. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette continue de vider les CLSC au profit des groupes de médecine de famille (GMF) et des OBNL. Ce faisant, entre autres résultats néfastes, il détourne des ressources publiques au profit d’intérêts privés, réduit les services universels offerts par le réseau public et contribue à la réduction générale de l’accessibilité. « Nous restons persuadés qu’il faut reconnaître et valoriser le travail du personnel du réseau public qui, dans un contexte toujours plus difficile, fait un travail extraordinaire auprès des personnes en perte d’autonomie. Cependant, la diminution des ratios de personnel par bénéficiaires et le recours aux CLSC amélioreraient encore plus les soins donnés à domicile », de déclarer Pierre Soucy, président du CPAS. Partagez!
Un vidéo sur la campagne de votes en santé
Travaux de construction par des bénévoles, une inquiétante déréglementation selon le SCFP
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) via son Conseil provincial du soutien scolaire (CPSS) et son Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) dénonce avec véhémence la décision du gouvernement du Québec de permettre à des bénévoles d’effectuer certains travaux de réparation dans les écoles, mais également dans les hôpitaux et les entreprises de moins de 10 salariés. Selon ce projet, le règlement permettra à des bénévoles d’effectuer le remplacement des fenêtres, le sablage et le vernissage des planchers, la pose de gypse, l’installation de comptoirs dans les écoles, les hôpitaux, les centres de la petite enfance ainsi que dans les organisations sans but lucratif (OSBL). Fait encore plus inquiétant, les entreprises de moins de 10 salariés seront aussi concernées. « Nous constatons que l’État se désengage de ses responsabilités et refile la responsabilité aux parents bénévoles. En plus de léser des corps de métiers qui détiennent les compétences pour effectuer ces travaux exigeants, le gouvernement ouvre la porte à du travail clandestin », de dénoncer Denis Bolduc, président du SCFP-Québec. Il a tenu à préciser que l’organisation qu’il préside considère le bénévolat comme un acquis précieux pour notre société, cependant le transfert des responsabilités de l’État vers des citoyens constitue une autre forme de déréglementation qui risque de poser plus de problèmes que de solutions. Il donne en exemple la santé et la sécurité des bénévoles sur un chantier. « On sait que chaque année des dizaines de travailleuses et travailleurs qualifiés se blessent ou meurent dans des accidents de travail. Ces personnes souvent qualifiées et équipées ne sont pas à l’abri de dangers, imaginez un bénévole qui a peu d’expérience! », se désole M. Bolduc. D’ailleurs, le SCFP-Québec compte être présent lors des consultations publiques sur ce projet de règlement pour faire comprendre au gouvernement l’envergure des problèmes que ce projet risque de créer. Partagez!