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Pour un régime québécois d’assurance médicaments publique et universelle

Par CPAS, le 2018-11-20

Les 13 et 14 novembre 2018, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a organisé un colloque sur les régimes privés et public d’assurance médicaments. (Pour consulter la documentation en lien avec le colloque, c’est ici).

Un des chercheurs invités, le professeur d’administration publique, Marc-André Gagnon, a souligné le fait que le régime d’assurance médicaments hybride du Québec n’est pas soutenable. Selon le professeur Gagnon, le Québec a perdu le contrôle des coûts des médicaments par habitant. C’est d’ailleurs dans la « Belle Province » que la croissance de ces coûts est la plus importante en Occident.  De plus, on y paie en moyenne 80 % de plus pour les médicaments qu’ailleurs en Occident. (On peut entendre le professeur Gagnon en entrevue à RDI Économie ici).

La hausse continue des coûts des médicaments crée une pression sur les finances publiques, mais aussi sur les assurances médicaments privés, qui refilent la facture aux travailleurs et aux travailleuses en haussant le coût des primes de leur régime.

Cela est sans compter le problème de l’accessibilité aux médicaments, alors que l’on sait qu’environ 9 % des personnes ne les prennent pas, faute de moyens.

En créant une seule couverture publique et universelle pour les médicaments, le Gouvernement du Québec pourrait générer jusqu’à 3 milliards de dollars d’économie, notamment en renégociant le prix des médicaments grâce à un pouvoir d’achat supérieur et en privilégiant systématiquement les génériques.

Il est temps de s’inspirer des États occidentaux qui se sont donnés une assurance-médicaments publique et universelle, car ces pays paient beaucoup moins chers pour leurs médicaments.

En 1970, le Québec se donnait une assurance santé publique et universelle, pour que tous et toutes soient traité-es également devant la maladie. Il est plus que temps de compléter le travail en se dotant d’une assurance médicaments publique et universelle, à la fois pour des raisons de justice sociale et budgétaire. C’est pourquoi la FTQ et la CSN se sont alliées pour lancer un mouvement québécois pour une assurance médicaments publique et universelle.

Pour plus d’informations et pour signer la pétition, consultez le site de la FTQ sur le sujet ici.